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Vers une résolution des conflits entre l'homme et le tigre ?

Samedi 28 avril 2018, 20:12 Laurent
La Russie s'investit dans un programme de conservation pour le tigre de Sibérie

La Russie s'investit dans un programme de conservation pour le tigre de Sibérie

Ce 17 avril est paru un nouveau rapport du WWF intitulé « The Way of the Tiger : a WWF-report on human-tiger conflicts in the Russian Far East ». Celui-ci fait un bilan précis de la situation du tigre de Sibérie, également appelé tigre de l'Amour, au Moyen-Orient russe (situé à l'extrémité est du continent eurasiatique, sur les côtes de l'océan pacifique et isolé avec la Sibérie). 

Le rapport stipule les différentes mesures de protection, les résultats et les solutions apportées pour faire face aux divers conflits homme-tigre ainsi que les incidents constatés. 

Entre 2000 et 2016, au moins 279 incidents ont été signalés et dans 33 cas ces situations difficiles ont entraîné le décès de l'animal. Ainsi, Pavel Fomenko (responsable de la protection des espèces pour la région de l’Amour au WWF) déclare : « Étant donné le nombre croissant de tigres et l'augmentation de l'activité humaine dans la région, il faut s’attendre à d’autres conflits dans un avenir proche ».  À noter que les attaques de tigres envers les animaux de compagnie représentaient 57 % des conflits au cours de cette même période, et que plusieurs attaques entre hommes et tigres ont été rapportées, quatre personnes sont décédées et 14 autres individus ont été blessés. 

Toutefois, l'ONG tient à rappeler que dans la plupart des cas, l'homme est responsable de ces accidents. 

C'est pour cela que la priorité du WWF est de résoudre ces conflits le plus vite et efficacement possible. Pour pallier ce problème, la création de centres d'accueil et de réadaptation pour les tigres ont vu le jour. 

« Deux centres d'accueil et de réhabilitation pour les tigres et autres espèces sauvages ont été créées. Je suis fier que la Russie ait été le premier pays à mettre en place et à financer des équipes d'intervention rapide, en plus de ces centres d'accueil, afin d'aborder et de résoudre ces conflits en temps réel et de manière professionnelle » explique Pavel Fomenko. 

Le centre d'Utyos et celui d'Alexseevka ont été créés respectivement dans la province de Khabarovsk en 1991 et dans la province de Primorsky en 2012.

Six tigres ont été recueillis dans ces centres pour examiner leur condition physique, d'autres sont morts suite aux conflits. Trois fauves sont, eux, dans l'incapacité de retourner dans la nature et vivent désormais en captivité. Deux autres tigres attendent une décision sur leur sort. 

Parmi les 13 tigres relâchés le WWF mentionne que : 

  • Dix ont été équipés d’un collier émetteur pour étudier leurs déplacements et éviter de nouveaux conflits avec l’humain.

  • Un tigre serait mort d'épuisement probablement des suites d'une infection.

  • Un tigre aurait été tué par un autre tigre. 

  • Un tigre aurait peut-être été tué par des braconniers puisqu'il n'est plus apparu sur les écrans radars.

Le braconnage reste le principal fléau pour le tigre de Sibérie. Par conséquent, le tigre est obligé de partir à la recherche de proies faciles : bétail ou chiens enchaînés. Le braconnage est responsable également de collisions entre plusieurs véhicules. Chaque année à cause de ces collisions (surtout en période hivernale) de nombreux tigreaux perdent leur mère et sont dans l'incapacité de survivre. 

Pour conclure, grâce à toutes ces mesures choisies par la Russie, une nette augmentation du nombre de tigres de Sibérie a été observée : Dans les années 30, il ne subsistait que 30 tigres contre 500 aujourd'hui. Leur nombre a doublé depuis 2010

Source : WWF-Belgique

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