oct. 9

Pyrénées Atlantiques : les actions anti-ours continuent

Mardi 9 octobre 2018, 20:09 Julie
Une réintroduction qui ne fait pas l'unanimité

Une réintroduction qui ne fait pas l'unanimité

La semaine dernière, deux ourses ont été réintroduites dans les Pyrénées Atlantiques (Cf. : La réintroduction d'ourses dans les Pyrénées est très controversée) et leur présence ne fait décidément pas l’unanimité. Certains maires et bergers qui y sont opposés et mettent en place différentes actions.  

Un collectif d'élus a même été créé par 40 maires pour "défendre les Pyrénées des prédateurs". M. Serna, maire d'Aramits, en vallée d'Aspe a déclaré : 

"On va créer ça dans les prochains jours, il faut que ça aille assez vite pour défendre nos Pyrénées des prédateurs. C'est vraiment un mouvement de maires pas politisé. Je ne veux pas que ça le soit."

Le 7 octobre 2018, au lendemain d'une battue d’effarouchement organisée dans les montagnes, ces élus ont fait sonner des cloches afin de soutenir les éleveurs mécontents et protester ainsi contre le lâcher des deux ourses. 

"Quand on voit que 107 maires sur les 150 environ de la vallée ont écrit à Nicolas Hulot pour contester la réintroduction, que le conseil départemental a voté contre, que même les sénateurs ont exprimé leur opposition et que malgré tout ça on nous passe dessus, on se demande à quoi on sert."

Le souhait des éleveurs et des chasseurs est de faire fuir les ursidés. Pour cela, ils se sont rendus (une centaine d'hommes) dans les montagnes pour les effrayer et ainsi les diriger vers l'Espagne

D'après une consultation publique sur internet organisée du 25 juin au 25 juillet par la préfecture des Pyrénées-Atlantiques et la région Occitanie, 8,9 % des participants seulement avaient émis un avis défavorable contre 88,9 % de favorables concernant la réintroduction des ours, le reste des votes étant neutres ou nuls. (5970 réponses enregistrées)

Selon l'association Férus "les actes violents, illégaux et antidémocratiques des opposants à l’ours et de ceux qui les encouragent ou les soutiennent" sont condamnables. 

Autre débat. Selon l'Agence forestière slovène les deux ourses seraient gestantes, affirmation que L'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage souhaite remettre en cause. Des tests devront être effectués car, selon l'ONFCS, "les autorités slovènes n’ont pratiqué aucun test sanguin ou urinaire durant l’une et l’autre captures". 

Référence

AFP, (2018). Les anti-ours poursuivent leurs actions dans les Pyrénées-Atlantiques. Repéré sur Sciences et Avenir.

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