mai 15

Peine maximale pour avoir maltraité son chiot

Mardi 15 mai 2018, 20:06 Julie
Battu, puis jeté par la fenêtre : justice pour Attila

Battu, puis jeté par la fenêtre : justice pour Attila

Attila, un jeune American Staff de 8 mois, n'aura connu que souffrance dans sa courte vie. Vivant dans l'appartement d'un jeune couple au 3e étage d’une résidence à Neuilly-sur-Marne, son existence n'a été que maltraitance. Son propriétaire, âgé de 19 ans, ainsi que sa compagne, battaient régulièrement le chiot à coups de poings, de pieds ou de bâtons, jusqu'à ce 15 mai 2018, où le jeune homme a décidé de le défenestrer après l'avoir frappé à plusieurs reprises. "Attila est morte d’une hémorragie massive par éclatement de la rate et du rein due à un choc violent latéral par un coup de pied ou un objet", a déclaré Maître Maryse Bierna, avocate de la Fondation 30 Millions d’Amis. Plusieurs témoins ont confirmé les différents actes de maltraitance dont le pauvre animal a été victime. Un ami du prévenu aurait même recueilli Attila chez lui quelques jours "pour la protéger", car son maître avait déjà essayé de la tuer, auparavant. Une autre chienne âgée de 2 ans, appartenant à la compagne du jeune homme, vivait dans l'appartement. Examinée par un vétérinaire, l’animal présentait d’anciennes plaies de morsures sur les oreilles et les pattes, probablement apparues lors de combats de chiens. Elle a été placée dans une famille d'accueil, et sa propriétaire sera, elle, jugée en octobre 2018.

Le tortionnaire d'Attila a été jugé en comparution immédiate à Bobigny et a été condamné à 2 ans de prison ferme, ainsi qu'à une interdiction définitive de détenir un animal, soit la peine d'emprisonnement maximale. Maintenu en détention, il devra aussi s’acquitter de dommages et intérêts. "Le tribunal a été très attentif dans cette affaire, se félicite Maître Bierna. Seule cette peine doit assurer véritablement la protection des animaux".  

Selon le Code Pénal, une personne qui exerce des sévices graves ou qui commet un acte de cruauté envers un animal, domestique ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est punie de 2 ans de prison et 30 000 euros d’amende. Malheureusement, cette sanction est rarement appliquée. La Fondation 30 Millions d’Amis, partie civile, se félicite donc de cette peine exceptionnelle.

Cela permettra peut-être de faire prendre conscience aux personnes qui souhaitent exercer, ou qui exercent déjà des sévices sur leurs animaux, que des sanctions existent. Rappelons que la fondations 30 millions d'amis a publié le tout premier Code Pénal de l'animal, le 22 mars 2018. (Cf. : Les animaux ont désormais leur propre code juridique).

Source : 30 millions d'amis

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