oct. 21

Moins de primates utilisés dans la recherche scientifique, c'est possible

Dimanche 21 octobre 2018, 19:27 Julie
Des scientifiques créent une base de données d'images cérébrales de primates

Des scientifiques créent une base de données d'images cérébrales de primates

Depuis quelques années, les scientifiques cherchent différentes alternatives à l'expérimentation animale. C'est ainsi qu'un consortium international de 22 équipes travaillant avec les macaques ont créé une base de données : 25 collections de données d'IRM obtenues sur 217 primates, libres de droit et donc consultables par toutes les équipes de recherche. 

Des scientifiques créent une base de données d'images cérébrales de primates
Image disponible sur PRIME-DE

Le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) explique :

"La recherche sur les primates non humains reste un chaînon fondamental pour l'avancement des connaissances en neurosciences et le développement de nouvelles thérapies, car l'organisation et le fonctionnement de leur cerveau sont très proches des nôtres et certaines explorations restent actuellement impossibles in vitro ou chez l'humain."

Cette base de données PRIME-DE, en s'inscrivant dans le cadre des "3R" (Remplacement, Réduction, "Refinement" soit amélioration en anglais) permet de réduire le nombre d'animaux utilisés notamment en partageant certaines données avec la communauté scientifique. Ce cadre des "3R" recommande aux chercheurs de tenter, dans la mesure du possible, de remplacer ou le cas échéant de réduire le nombre d'animaux utilisés lors des expérimentations.

En plus d'être une innovation en matière d'expérimentation animale, cette base de données permettrait selon le CNRS "d'harmoniser les méthodes utilisées par les différents laboratoires et de mutualiser les efforts." Cette base de données est amenée à s'enrichir avec le temps, ce qui permettrait de diminuer le nombre de primates utilisés dans la recherche scientifique et ce, de manière considérable. 

Référence

Tassart, A., (2018). Des scientifiques innovent pour réduire le nombre de primates utilisés pour la recherche. Repéré sur Sciences et Avenir.

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