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Les tortues de plus en plus victimes du plastique

Vendredi 8 décembre 2017, 09:48 Caroline
Le plastique, omniprésent, fait de plus en plus de victimes chez les tortues qui les ingèrent

Le plastique, omniprésent, fait de plus en plus de victimes chez les tortues qui les ingèrent

Le plastique menace grandement les tortues kenyanes. Brosses à dents, bouteilles, emballages alimentaires, briquets, bouchons, et sacs en plastiques jonchent la plage de Watamu au Kenya, mais aussi les plages et océans du monde entier.

La pollution devient un réél danger pour la faune et la flore, alors qu'attendons-nous pour réduire la consommation de plastique qui envahi notre Terre ? Les déchets ne viennent pas forcément du littoral où ils se trouvent, ils peuvent venir de très loin. Les déchets retrouvés sur les plages kenyanes, viennent parfois d'Indonésie, de Madagascar ou du Yémen, parcourant ainsi plusieurs milliers de kilomètres.

Les pauvres tortues sont une des espèces qui paye le prix de cette surconsommation de plastique. Elles confondent le plastique avec de la nourriture, mais celui-ci ne provoque pas la satiété. Elles continuent donc de manger du plastique, jusqu'à l'occlusion intestinale, et finissent par en mourir. Si elles ne meurent pas de l'occlusion, ce sera la douleur qui les empêchera de se nourrir, se laissant d'elles-mêmes mourir de faim pour ne pas souffrir davantage.

Plutôt que de retrouver de trop grandes quantités de tortues flottantes, incapables de plonger à cause du plastique ingéré, au bord de la mort, le Local Ocean Conservation (LOC) leur permet de tenter leur dernière chance à la clinique des tortues. L'équipe de Casper van de Geer (directeur du LOC) administre des laxatifs à ces tortues. Soit le plastique sort, soit l'animal meurt.

L'avenir des tortues et de toutes espèces marines et terrestres peut être compromis pour un simple bout de plastique que vous n'aurez pas jugé important de jeter correctement dans la poubelle ou au recyclage. Surveiller sa consommation de plastique, et ce qu'on en fait, c'est la part du colibri.

 

Source : Sciences et Avenir

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