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Les cosmétiques véganes veulent préserver le bien-être animal

Dimanche 29 avril 2018, 18:03 Justine
Tests, violence, surproduction : les traitements malsains effectués sur les animaux ne passent plus inaperçus

Tests, violence, surproduction : les traitements malsains effectués sur les animaux ne passent plus inaperçus

Les plus grandes marques de cosmétiques revendiquent les bienfaits de la kératine ou encore du lait d'ânesse. Pourtant, le fond du décor révèle une certaine violence sur les animaux dans les abattoirs et dans les laboratoires de cosmétologie

Pour faire face à la demande mondiale, les agriculteurs surexploitent. Exemple, les abeilles : elles sont nourries au sucre pour fabriquer plus de miel. De même, la couleur carmin des rouges à lèvres résulte de l'écrasement du corps et des œufs des cochenillesLe squalane, très présent dans les crèmes hydratantes, est obtenu à partir d'une compression d’huile de foie de requin et la kératine provient des poils et de la peau des animaux. Cette utilisation des matières animales s'explique essentiellement par un moindre coût.

En 2016, la Cour de Justice de l’Union Européenne a annoncé l’interdiction de la vente de cosmétiques non ’’cruelty-free’’ importés sur le marché, c'est-à-dire qu'ils doivent respecter trois critères :

  • Aucun produit fini ou ingrédient qui le compose ne doit avoir été testé sur les animaux. 

  • Les fournisseurs doivent fournir une attestation confirmant qu'ils ne pratiquent pas l'expérimentation animale. 

  • La marque accepte d'être contrôlée à tout moment par un organisme indépendant. 

Candice Barbé, fondatrice de la marque IMWE a tenu à souligner :

Théoriquement les tests sont interdits en Europe. Mais il y a régulièrement des scandales de contournement car il y a des pays étrangers dans lesquels ce n’est pas interdit.

Et Reha Hutin, présidente de la Fondation 30 Millions d’amis, a déclaré :

Les nouvelles technologies nous permettent de savoir tout ce dont on a besoin : on peut travailler sur des cellules-souches, des cellules humaines cultivées in vitro… Autant de techniques à notre portée qui devraient permettre d’éviter ce massacre.

La clientèle des produits cruelty-free et véganes reste, cependant, restreinte. Le prix joue un rôle assez important dans le profil des consommateurs : ce sont plutôt des individus entre 30 et 50 ans qui se rendent compte qu’il faut changer ses habitudes tout en payant un peu plus pour avoir de la qualité.

 

Référence

Sengler, L., (24/04/2018). Cosmétiques vegans : l’éthique au service du bien-être animal. Repéré sur Metro.

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