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L’acupuncture pour soigner les chiens en Chine

Mercredi 6 septembre 2017, 17:07 Pierre
Jin Rishan, docteur à la clinique de médecine traditionnelle chinoise de Shanghai, nous explique comment il utilise l’acupuncture pour soigner les chiens.

Jin Rishan, docteur à la clinique de médecine traditionnelle chinoise de Shanghai, nous explique comment il utilise l’acupuncture pour soigner les chiens.

En Chine, l’utilisation de l’acupuncture pour soigner les chiens se développe, notamment pour ceux qui ont d’importantes blessures de la moelle épinière ou du système nerveux. Cette méthode de traitement pourrait être une alternative à l’euthanasie qui est pour l’instant le sort qui attend la plupart du temps les animaux atteints de ces blessures, d’après Jin Rishan, docteur à la clinique de médecine traditionnelle chinoise de Shanghai. 

« Nous avons de plus en plus de clients », explique-t-il. En effet, son centre de neurologie et d’acupuncture vétérinaire reçoit environ une vingtaine de patients à quatre pattes par jour. Jin Rishan envisage de renforcer son service, qui tourne actuellement à plein régime. « 70% des animaux ici souffrent de hernie discale, une maladie qui peut mener à la paralysie des membres postérieurs voire de l'ensemble des quatre pattes » indique le médecin, estimant que l’acupuncture est plus performante que la médecine moderne chez ces animaux

Et cela semble plutôt efficace : Danjiao, un bouledogue de 8 mois est resté complètement paralysé suite à une lourde chute sur le dos, mais « après trois jours d'acupuncture, il a petit à petit été capable de ramper sur ses pattes avant, et au septième jour, il a pu boitiller sur ses quatre jambes », raconte son maître Michael Xu. 

Ces excellents résultats sont une bonne source de publicité : de nombreux propriétaires de chiens ainsi que quelques uns de chats poussent quotidiennement la porte de la clinique. 

« Dans le passé, les chinois avaient une idée assez vague de la notion d'animal de compagnie », conclut le docteur Jin Rishan. « Mais aujourd'hui, beaucoup les adorent. Ils les considèrent comme un compagnon ou un membre de la famille ».

 

Source : Sciences et Avenir

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