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La tortue punk rejoint la liste des espèces menacées

Dimanche 15 avril 2018, 16:05 Julie
La tortue de la Mary River en Australie est en danger d'extinction

La tortue de la Mary River en Australie est en danger d'extinction

La liste EDGE (Evolutionarily Distinct and Globally Endangered) qui a vu le jour en 2007 regroupe tous les reptiles menacés tels que le crocodile Gavial du Gange ou le caméléon Brookesia minima de Madagascar. Malheureusement le Zoological Society of London (ZSL) a dû récemment ajouter plus de 100 espèces de reptiles à cette fameuse liste, dont la tortue punk.

C'est dans l'État australien du Queensland, plus particulièrement dans les eaux du fleuve Mary que vit la tortue punk (Elusor macrurus). La particularité de cette espèce est qu'elle dispose d'organes, les cloaques, qui lui servent non seulement à uriner ou à pondre ses œufs, mais aussi à respirer sous l'eau à travers la peau.

L'AFP Rikki Gumbs de l'Imperial College London qui a participé à la liste EDGE explique que "cette tortue est capable de rester très longtemps sous l'eau, jusqu'à trois jours, sans revenir à la surface, grâce à cette étrange capacité à respirer à travers son arrière-train".

Mais ce n'est pas sa seule particularité. "La tortue de la Mary River passe tellement de temps immergée sous l'eau que certaines se retrouvent couvertes d'algues et peuvent finir avec des coupes assez impressionnantes" explique Rikki Gumbs. Car en effet le surnom de tortue punk vient de certains individus qui se retrouvent affublés d'une crête verte fluorescente qui sont, en réalité, des algues.

La tortue punk a été reconnue à part seulement en 1944. Elle fut victime de sa popularité dans les années 1970 et 1980. De plus, son habitat naturel a été détruit avec la construction de barrages. S'ajoute à cela le prélèvement de ses œufs pour le commerce d'animaux, alors que la majorité sexuelle de cette espèce ne se fait parfois pas avant 25 ans.

Ils sont malheureusement trop souvent négligés en matière de préservation. Il est désormais vital de sauver ces animaux uniques.

Source : Sciences et avenir

 

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