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La salive des chiens et des chats peut s'avérer mortelle pour les hommes

Mercredi 19 septembre 2018, 19:27 Julie
Une bactérie serait à l'origine de trois décès en France

Une bactérie serait à l'origine de trois décès en France

En août 2018, un Américain avait été amputé de ses quatre membres après avoir été léché par un chien. En cause : une bactérie du nom de Capnocytophaga canimorsus se trouvant dans la salive de nos fidèles compagnons, le chien et le chat. Selon une étude menée par des médecins du CHRU de Brest, cette bactérie peut s’avérer dangereuse pour l’homme.

Selon cette étude : 

"Bien que son portage chez le chien et chez le chat soit fréquent, l'infection chez l'homme est rare et se produit généralement après morsure."

Toujours dans cette étude, il est décrit le cas d'un homme de 56 ans alcoolo-tabagique ayant dû subir plusieurs amputations, souffrant d'une méningite bactérienne et d'une coagulation intravasculaire disséminée, le patient possédait des chiens à son domicile, confirmant ainsi qu'un contact avec un canidé avait pu entraîner une contamination par la bactérie. L'homme a été infecté après avoir été léché par ses chiens au niveau de plaies présentes sur les membres supérieurs

500 cas d'infections par cette bactérie ont aujourd'hui été révélés, selon Geneviève Héry-Arnaud, du laboratoire de bactériologie-virologie de Brest :

"Dans 60 % des cas, la bactérie a été transmise à la suite d’une morsure. Dans les autres cas, après un léchage d’une peau écorchée. Mais, parfois, on ne retrouve pas la voie d’entrée de la bactérie".

Cependant, cette bactérie est particulièrement réactive aux antibiotiques, ce qui explique le faible nombre de victimes. C. canimorsus affecterait plus facilement certaines personnes notamment celles ayant subi une splénectomie (ablation de la rate), les fumeurs ou encore les personnes alcooliques, deux facteurs retrouvés dans le cas décrit par le CHRU de Brest. 

En France, trois cas mortels ont été reportés depuis début 2017, dont le dernier en avril 2018.

Référence

Tassart, A., (2018). Une bactérie potentiellement dangereuse dans la salive des chiens et chats. Repéré sur Sciences et Avenir.

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