nov. 25

La pollution atmosphérique affecte notre mémoire

Lundi 25 novembre 2019, 08:09 Laurent
L'OMS estime que 9 personnes sur 10 respirent un air contenant des niveaux élevés de polluants.

L'OMS estime que 9 personnes sur 10 respirent un air contenant des niveaux élevés de polluants

Depuis la révolution industrielle, et notamment depuis l’arrivée de nos smartphones, nous sommes de moins en moins concentrés, presque esclaves de la technologie. Notre cerveau doit être sans cesse disponible à tout va. Ce qui impacte, nos capacités cognitives. Pire encore, il s’avère (et ce n’est pas nouveau non plus) que dans certaines régions du globe, l’air est tellement pollué que les personnes vivantes principalement en milieu urbain, spécifiquement en centre-ville sont plus enclin à voir leur mémoire moins performante que ceux respirant, un air plus frais à la campagne par exemple. Nous le savons, les femmes enceintes, les jeunes enfants, les insuffisants cardiaques et les personnes âgées ont tout intérêt à faire attention, surtout en cas de pic de chaleur qui retient l’air pollué. Tant au point de vue cardiovasculaire que respiratoire. 

En effet, c’est ce que révèle une étude britannique publiée dans le magazine Ecological Economics. Celle-ci a démontré que le cerveau était autant impacté par de hauts niveaux de dioxydes d’azote (NO2) et de particules fines (PM10). Qui affecte principalement notre mémorisation. 34000 citoyens ont donc participé à cette recherche, répartis dans 18 zones géographiques anglaises. Ceux-ci devaient essayer de retenir dix mots. 

Et, les conclusions sont jugées tout de même « inquiétantes ». Entre les zones les plus propres (districts de Devon et West Somerset) et les plus polluées (Kensington et Islington à Londres) d’Angleterre, la différence de qualité de la mémoire est équivalente à la perte de mémoire résultant d’un vieillissement supplémentaire de 10 ans. 

Lorsqu’il s’agit de se souvenir d’une suite de mots, un cinquantenaire résidant à Chelsea, zone polluée, affiche le même score qu’un sexagénaire à Plymouth. 

Explique les auteurs afin de vulgariser le rapport. 

À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement de 2019, les experts ont fait savoir que 

de nouveaux éléments de preuves mettent en évidence d’autres effets de la pollution, tels que le diabète, les problèmes de développement neurologique chez l’enfant et les maladies neurodégénératives chez l’adulte. 

 

Référence

W., E., (23/10/2019). La pollution de l'air... nous fait perdre la mémoire !. Repéré sur La Libre Belgique.

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