sept. 8

Justice pour Fudji, le berger allemand brûlé vif

Samedi 8 septembre 2018, 19:57 Julie
18 mois de prison dont 9 avec sursis requis pour la coupable

18 mois de prison dont 9 avec sursis requis pour la coupable

Le 9 août 2018 à Sagy, en Saône-et-Loire, une éleveuse de chiens avait tué Fudji, le chien de son compagnon d'une manière presque inimaginable. 

En effet, après avoir aspergé le pauvre berger allemand de liquide inflammable, la femme a mis le feu à l'animal, ne lui laissant que très peu de chance de survivre. Fudji, retrouvé vivant, avait finalement succombé à ses blessures 11 jours plus tard. 

18 mois de prison dont 9 avec sursis requis pour la coupable
Fudji. Photo : France 3 Régions

Cet acte avait suscité d’innombrables messages de haine sur les réseaux sociaux. Pour le maître du chien martyr, il fallait "laisser la justice faire son boulot". Et c'est chose faite.

Le 3 septembre 2018, l'éleveuse amateur a comparu devant le tribunal correctionnel de Chalon-sur-Saône. Lors du procès, plusieurs associations, dont la Fondation Brigitte Bardot et la Fondation 30 millions d'amis s'étaient portées parties civiles. De nombreux défenseurs des animaux s’étaient eux aussi réunis devant le tribunal. Au total, près de 300 personnes, pour certaines accompagnées de leur chien, se sont installées sur les marches menant au tribunal.

La prévenue a tenté de justifier son acte en invoquant un chien agressif et un sentiment d’insécurité, pour elle et son enfant d’un an. Elle affirme avoir pris conscience de son geste une fois de retour chez elle, avant de prévenir son ex-conjoint.

Malgré cela, la substitute du procureur a requis 18 mois de prison, dont neuf fermes. 

Le propriétaire du pauvre animal, vigile de profession, avait noué une relation particulière avec Fudji, son partenaire au travail : 

"Nous avions une relation fusionnelle. Il avait son propre lit chez nous."

Ce fidèle compagnon lui avait même sauvé la vie à plusieurs reprises : 

"En pleine ronde, nous nous sommes fait agresser. Des hommes avec des barres de fer. C'est le chien qui a pris le coup pour moi. Il est même retourné travailler après. Il avait le caractère pour cela."

En plus de la peine de prison, la substitute du procureur a demandé une mise à l’épreuve avec une obligation de soins. La décision a été mise en délibéré : le verdict sera rendu le 10 septembre 2018.

Référence

A., A., (2018). Calvaire du chien Fudji : 18 mois de prison dont 9 avec sursis requis pour la coupable. Repéré sur Holidogtimes.

Articles similaires