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Incroyables chiens renifleurs

Vendredi 2 mars 2018, 20:25 Julia
Ils sont une aide précieuse dans la lutte contre la drogue

Ils sont une aide précieuse dans la lutte contre la drogue

Greystock, un jeune malinois de la brigade cynophile de la gendarmerie, a laissé un certain souvenir en 2017. Lorsqu’un passant avait voulu le caresser, pendant une opération de communication menée par la gendarmerie dans un centre commercial en Seine-Maritime, celui-ci est allé directement signaler à ses maîtres la présence de résine de cannabis que celui-ci avait oublié d’enlever de sa poche ! L’étourdi a donc été interpellé ensuite. 

Depuis 1973, la gendarmerie travaille avec des chiens comme Greystock. L’Adjudant-chef Bruvry, basé au centre cynophile de Gramat, dans le lot, explique l'entraînement suivi par ces animaux qui jouent un rôle considérable dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. Il précise que les malinois sont une race de chiens privilégiée pour ce travail car leur odorat et leur endurance sont très développés, mais que cependant de nombreuses races de chiens pourraient également parvenir aux mêmes résultats. La préférence pour le malinois serait surtout due à la facilité d’obtention de chiens de cette race en France. D’autres chiens, comme les Spaniels, sont utilisés dans la recherche humaine pour leur odorat impressionnant. 

Comment se déroule la formation et l’entraînement de ces chiens ?

 A son arrivée et pendant une durée de 3 mois, le chien va apprendre à repérer certaines odeurs en commençant par le cannabis. Il sera confronté aux drogues plus dures (cocaïne, héroïne...) un peu plus tard dans sa formation. Ces trois mois permettent au gendarme qui sera son instructeur de fournir des bases au chien, mais également de vérifier son aptitude à travailler au sein de la gendarmerie. Tout comme pour un gendarme humain ! Ensuite, il sera confié à un stagiaire durant 14 semaines, pendant lesquelles ce nouveau binôme va poursuivre ensemble l'apprentissage. Après 6 mois, le chien est complètement opérationnel... et peut intégrer une brigade. Cependant, pour qu'il garde ses compétences, il devra être entraîné très régulièrement. A terme, ces super-chiens seront capables de détecter absolument toutes les substances illicites, à condition bien sur que celles-ci soient assez odorantes pour eux. Le LSD par exemple n’a aucune odeur et les chiens ne le sentent pas.

Comment réagissent ces chiens en présence de drogue ? 

Le signal va dépendre du chien. Certains vont s’asseoir ou se coucher, d’autres aboieront ou se mettront à gratter. Les chiens, si les conditions leur sont favorables (du vent qui porte les odeurs par exemple, ou un lieu de recherche de taille restreinte) pourront détecter une drogue à près de 200 mètres. Dans le cas contraire, il faudra amener le chien le plus près possible de l’endroit suspecté de contenir des substances illicites. 

Depuis le début des chiens dits « renifleurs » dans la gendarmerie, dans les années 70, ils ont aidé dans nombreux domaines avec des résultats souvent spectaculaires, et sauvé de nombreuses victimes, du sauvetage après une avalanche en passant par la détection de traces de sang jusqu’à la recherche d’explosifs, plus accrue de nos jours avec les risques terroristes. 

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