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Hubert Reeves : biodiversité et inquiétude

Vendredi 6 avril 2018, 19:05 Justine
L'astrophysicien franco-canadien nous alerte sur la situation environnementale

L'astrophysicien franco-canadien nous alerte sur la situation environnementale

À 85 ans, Hubert Reeves appelle à notre vigilance : la disparition des vers de terre est tout aussi inquiétante que le réchauffement climatique. Comment est-ce possible ? 

C'est au Muséum de Sciences Naturelles de Bruxelles que le scientifique a déclaré : 

Nous sommes en train de vivre un anéantissement biologique [...] Une extinction de masse des animaux.

En 1950, nous trouvions deux tonnes de vers par hectare. Aujourd’hui, il n’y en aurait pas plus de 200 kg par hectare. Ces invertébrés passent leur journée à creuser des galeries. En se déplaçant, ils absorbent les feuilles et les branches en décomposition. Ce qu'ils évacueront par la suite servira d'engrais, et ainsi le sol deviendra fertile. De plus, les vers de terre forment des cavités où arrive l'eau lors de pluies, avant d'être absorbée. Il faut savoir que si une flaque d'eau apparaît sur un sol non artificialisé, c'est parce que le sol n'a pas été assez travaillé par les vers ; ils fuient les champs infestés par les pesticides. Sur d'anciens sites industriels et dans les centres-villes, le goudron ne permet pas aux vers de remonter à la surface.

Il faut alerter sur l’importance de préserver la nature sous cette forme qui est proche de nous, mais que la plupart du temps nous ignorons parce que ça marche tout seul.

Les lombrics améliorent la structure de la terre. Charles Darwin les appelait ainsi les « premiers laboureurs ». Ils sont essentiels pour notre environnement, tout comme le sont les abeilles qui contribuent à la reproduction de 80% des espèces de plantes à fleurs.

L'astrophysicien franco-canadien nous alarme de la situation environnementale

Source : RTBF

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