janv. 28

Hong Kong ne fait pas assez d'efforts pour protéger les animaux sauvages des trafiquants

Lundi 28 janvier 2019, 19:29 Laurent
Les peines qu'encourent les contrebandiers sont trop légères

Les peines qu'encourent les contrebandiers sont trop légères

Force est de constater que les autorités hongkongaises ne semblent pas faire plus d'efforts pour protéger les animaux sauvages des trafiquants... Les braconniers peuvent sans aucun scrupule poursuivre leurs activités sans craindre de réelles sanctions exemplaires. Tout simplement parce que ce territoire indépendant (depuis le 1er juillet 1997) n'a pas de législation concrète pour condamner les trafiquants d'animaux sauvages. Par conséquent, les contrebandiers recommencent peu de temps après leur arrestation car les sentences sont beaucoup trop faibles. Pourtant, il serait judicieux que le territoire autrefois britannique, commence à montrer les dents. C'est pour cela, que plusieurs ONG environnementales appellent donc les autorités à décupler ses efforts. Rien qu'à lui seul, ce territoire représente presque un cinquième des saisies mondiales d'ivoire et quasi la moitié des écailles de pangolins ces 10 dernières années selon une étude du Hong Kong Wildlife Trade Working Group (HKWTWG).

Selon Amanda Whitfort (professeure à la Faculté de droit de Hong Kong, co-auteur du rapport) : 

« Les effectifs et les enquêtes de la police en matière de criminalité liée aux espèces sauvages sont insuffisants. La loi hongkongaise ne juge pas que le trafic d’animaux sauvages relève de la grande criminalité ».

Ainsi, dans leur rapport des chercheurs indiquent avoir analysé 379 saisies, par le biais des poursuites judiciaires demandées par le gouvernement ou encore de procès, aux informations données par la presse et grâce à diverses études de plusieurs ONG entre janvier 2013 et décembre 2017. 

En effet en 2013, ces chercheurs constatent que trois espèces sont principalement très prisées par les trafiquants. Les chiffres sont sans appel : 3.000 éléphants, 65.000 pangolins et 51 rhinocéros ont été tués. Cela reste approximatif selon l'étude. Les auteurs estiment que le nombre d'animaux tués serait cinq à dix fois supérieur à celui des saisies. 

Selon les douaniers hongkongais, ce trafic illégal a augmenté de 1600 % en valeur ces dix dernières années et que les espèces en danger victimes de ce marché, connaissent une hausse effrayante de 57 %. 

Qu'en est-il des peines ? Eh bien, comme écrit un peu plus haut, celles-ci sont beaucoup trop "clémentes". Ces cinq dernières années des braconniers ont écopé de huit mois de prison avec des travaux d’intérêt général et déboursé entre 1.500 et 180.000 dollars de Hong-Kong, soit, l'équivalent de 168 et 20.000 euros. Ce qui est donc bien trop léger face aux massacres commis... 

Pourtant, le gouvernement vient de durcir l'année dernière les peines à 10 ans et 10 millions de dollars hongkongais d’amende. Il y a urgence !

Référence

AFP, (21/01/2019). Hong Kong ne protège pas les animaux sauvages de la contrebande. Repéré sur RTBF.

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