juil. 6

Du plastique dans notre alimentation, mais pas seulement !

Samedi 6 juillet 2019, 19:14 Laurent
Une nouvelle étude du WWF révèle l'impact considérable que représente cette matière sur l'environnement

Une nouvelle étude du WWF révèle l'impact considérable que représente cette matière sur l'environnement

Commandée par le WWF, l'étude « Pas de plastiques dans la nature : évaluation de l’ingestion de plastique de la Nature à l’Homme » menée par l’Université de Newcastle en Australie révèle l'impact que représente le plastique sur la faune et la flore. Les auteurs ont passé à la loupe plus de 50 études variées et les conclusions sont sans-équivoques : l'Homme ingère cinq grammes de plastique par semaine, l'équivalent d'une carte de crédit !

Les plus importantes quantités se trouvent en outre dans l'eau du robinet, en bouteille, la bière, le sel et les crustacés. Face à l'ampleur de la situation, le WWF appelle dès lors les gouvernements à prendre des mesures afin de mettre fin à cette pollution universelle. En effet, les quatre coins du globe en sont lourdement affectés. Aux États-Unis et en Inde notamment les chercheurs ont constaté la présence d'un taux de microplastiques deux fois plus important qu'en Europe. Force est de constater qu'aujourd'hui, l'humanité paye les conséquences d'une mauvaise gestion de ses déchets, en première ligne, la faute aux gouvernements. 

« Ces résultats doivent servir de sonnette d’alarme aux gouvernements. Les plastiques polluent non seulement nos océans et nos voies navigables, mais aussi la vie marine et l’organisme humain. Une action mondiale est urgente et essentielle pour faire face à cette crise »,

a vivement réagi Jessica Nibelle, porte-parole du WWF-Belgique. 

Afin de secouer le monde politique face à cette situation critique, l'ONG a lancé une pétition visant à établir un traité juridiquement contraignant sur la pollution par les plastiques d’origine marine. Celui-ci fixerait des objectifs nationaux et des mécanismes de rapport transparents qui s’étendraient aux entreprises, mais aussi octroyer un soutien financier et technique aux pays à faible revenu pour renforcer leur capacité de gestion des déchets.

Le Dr Thava Palanisami, chercheur co-responsable du projet des microplastiques à l’Université de Newcastle souligne : 

« Cette étude fournit pour la première fois un calcul précis sur les taux d’ingestion plastique. Elle nous aidera à déterminer les risques toxicologiques potentiels pour l’homme à l’avenir ».

Le Fonds Mondial pour la Nature, signale également qu'au-delà du danger que constitue ces particules, plus de 270 espèces de la faune ont été endommagées par un enchevêtrement et que 240 espèces ont ingéré des plastiques. Chaque année, nos océans en sont engloutis, environ huit millions de tonnes. Si notre société ne change pas son fusil d'épaule, nos différents écosystèmes seront ravagés à leurs tours par 104 millions de tonnes d'ici 2030. 

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