oct. 29

Des oiseaux de Paradis aux couleurs éclatantes

Dimanche 29 octobre 2017, 14:38 Evelyne
Dans les profondeurs des forêts tropicales indonésiennes vivent 41 espèces d'oiseaux de Paradis aux couleurs éclatantes, dont 37 dans la jungle occidentale de l'île de Papouasie, précise l'ornithologue Charles Roring.

Dans les profondeurs des forêts tropicales indonésiennes vivent 41 espèces d'oiseaux de Paradis aux couleurs éclatantes, dont 37 dans la jungle occidentale de l'île de Papouasie, précise l'ornithologue Charles Roring.

Les oiseaux de Paradis en Papouasie Indonésienne sont admirés pour leur plumage aux couleurs vives. Ces paradisiers exécutent des mouvements qui font penser à des danses, comme les mâles pour leur parade nuptiale.

Les oiseaux de Paradis voient leur habitat diminuer à grande vitesse par une exploitation forestière illégale au profit de l’expansion des cultures d’huile de palme. Cette déforestation devient une sérieuse menace et s’ajoute au trafic d’oiseaux. En effet, des braconniers posent des pièges pour empailler les oiseaux ou simplement pour revendre leurs plumes chatoyantes. Un trafic très juteux qui perdure faute de moyens afin d'appliquer la loi indonésienne pour cette espèce protégée.

D’après L’IUCN, l’Union internationale pour la conservation de la nature, cette espèce n’est pas menacée de disparition en Papouasie Indonésienne contrairement à celle dans la partie orientale de l’île, la Papouasie Nouvelle-Guinée.

Villageois et écologistes s’inquiètent que les oiseaux de Paradis finissent par complètement disparaitre.

Il y a 3 ans, Max Binur de l’ONG de défense de l’environnement Belantara Sorong trouve une solution pour sauver cette commune. Il imagine un village écologique où les touristes viendraient admirer les oiseaux de Paradis aux couleurs éclatantes.

La forêt de Malagufuk s’est transformée en village écologique et tous les mois, une vingtaine de touristes viennent admirer la faune et la flore. Les villageois ne chassent plus les oiseaux, mais louent des logements ou sont devenus guides touristiques, une nouvelle source de revenus et un retour à la nature pour ces visiteurs qui ne ménagent pas leurs efforts pour aller découvrir tous ces oiseaux magnifiques.

Max Binur espère que cet écovillage contribuera à la protection de ces oiseaux et profitera aux habitants de la province. Il souhaite créer d’autres villages écologiques en Papouasie.

Source : Sciences et Avenir

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