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mars 28

Des croyances et superstitions à l'origine de certains trafics d'animaux


  • Mercredi 28 mars 2018, 14:58
  • Julie
Ces animaux victimes des médecines traditionnelles

Ces animaux victimes des médecines traditionnelles

Selon WWF, le trafic d'animaux représente plus de 15 milliards d'euros par an, juste derrière le trafic d'hommes, de drogues et de produits de contrebande.

En Afrique et en Asie, la médecine traditionnelle tient une place très importante. À l'heure où des centaines d'espèces déclinent à une vitesse considérable, l'accent est mis sur certains ingrédients de "potions miracles" sensées soigner, l'asthme, le sida ou encore la gueule de bois.

La plus prisée est la corne de rhinocéros, vendue en partie comme remède contre le cancer. Selon Richard Thomas, de l'organisation TRAFFIC, qui surveille le commerce de la faune et de la flore sauvage, "la crise du braconnage des rhinocéros, qui a commencé vers 2007, trouve son origine dans des usages médicinaux bidons", et a ainsi contribué à décimer la population de ces mammifères. Ils ne sont plus que 28 000 en Afrique et en Asie en 2106, contre 100 000 en 1960. À l'origine, la corne de rhinocéros était prescrite en médecine traditionnelle chinoise contre la fièvre, et son efficacité a même été prouvée mais pas plus que de l'aspirine. À présent, cette corne est utilisée contre la gueule de bois ou pour tout simplement afficher sa richesse. La Chine a décidé d'interdire ce produit, mais malgré cela, la demande n'a jamais diminué et le kilo se vend encore à des dizaines de milliers de dollars. Ce trafic a causé, en 2011, la mort de la dernière espèce de rhinocéros de Java.

D'autres ingrédients, tels que les griffes de paresseux, les embryons de macaques ou encore les branchies de raie manta viennent s'ajouter à la corne de rhinocéros. Tout comme la bile d'ours contenant un acide efficace contre une maladie du foie, aujourd'hui synthétisé, ou les écailles de pangolins, vendues à 500 dollars le kilo en Asie afin de soulager les migraines ou l'asthme, mais tout cela "sans aucune preuve scientifique", toujours selon Richard Thomas. Aucune preuve non plus que les os de tigres stimulent la virilité ou que la langue de gecko tokay guérit du sida.

Selon l'association Robin des Bois, qui lutte pour la défense de l'environnement, les médecines traditionnelles et les superstitions aggravent les pressions sur les espèces animales.

Source : Sciences et avenir

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